Le cassis, en boisson :

 

Selon la réglementation européenne de 1989, la crème de cassis se définit comme une liqueur devant titrer au moins 15 degrés d'alcool et contenir au minimum de 400 grammes de sucre par litre. Rien n'est précisé sur la teneur en fruit ni sur la variété à utiliser, ce qui laisse toute latitude aux fabricants pour personnaliser leurs produits.

 

 

Le 21 décembre 1923, un jugement de la cour d'appel de Dijon précise :

«  L'appellation « cassis de Dijon » indique une origine incontestablement limitée. Grammaticalement et logiquement, le produit ainsi dénommée, qui a acquis depuis un temps déjà long une renommée dont le résultat est de le faire préférer aux liqueurs fabriquées dans d'autres localités, ne saurait provenir que de la ville de Dijon.  »

 

 

 

 

La naissance du Kir :

C'est en 1841 qu'Auguste Denis Lagoute, cafetier aux Milles Colonnes, place d'Armes à Dijon, et son liquoriste Claude Joly mettent au point une liqueur de cassis. Le succès est rapide, la production ne cesse de croître.

A la fin du XIXèS, la mode est aux apéritifs, au quinquina qui détrône le cassis. En 1915, on a l'interdiction de l'absinthe, un mal pour un bien, car ça permet de relancer la consommation du cassis. Entre-temps, en 1904, on a l'invention du blanc-cassis par un garçon de café de la rue Bossuet, monsieur Faivre, un jeune Beaunois. Le « blanc-cass' » se répand dans tous les cafés et la municipalité dirigée par Henri Barabant (maire de 1904 à 1908), décide alors de l'offrir aux visiteurs officiels à la place du champagne, considéré comme trop cher. La tradition sera perpétuée par Gaston Gérard, maire de 1919 à 1935, puis après la Seconde Guerre Mondiale par le chanoine Kir.

Cette boisson était la préférée de ce dernier, que Lejay-Lagoute eut l'idée de l'appeler, «  Le Kir  ». En 1951, le chanoine accorde par écrit à la maison Lejay-Lagoute l'autorisation d'utiliser son nom pour commercialiser un blanc-cassis, la marque est déposée la même année. Mais en 1955, il accorde son autorisation à la maison L'Héritier-Guyot, qui dépose ses propres marques. C'est le début d'un long procès qui fut gagné par Lejay-Lagoute et put commercialiser la marque « Le Kir » à partir de 1992.

 

Quelques recettes apéritives...

 

•  La ratafia : l'origine du nom serait la formule «  rata fiat  », qui signifie, «  que l'affaire se fasse  », utilisée en buvant un verre de liqueur après signature d'un contrat chez le notaire. Pour voir la recette

•  Le Communard ou Cardinal : ¼ de crème de cassis et ¾ de vin rouge

•  Le Caporal : ¼ de crème de cassis et ¾ de rosé

•  Le Fond de culotte : ¼ de crème de cassis et ¾ de Suze

•  La Ratacasse : ¼ de crème de cassis et ¾ de ratafia

•  Le Mêlé casse : ¼ de crème de cassis et ¾ de Fine de Bourgogne

•  Le Casgogne : ¼ de crème de cassis et ¾ de Cognac

•  Le Marcassin : ¼ de crème de cassis et ¾ de Marc

•  Le Kir Royal : ¼ de crème de cassis et ¾ de Crémant de Bourgogne

•  Le Kir : ¼ de crème de cassis et ¾ de Bourgogne Aligoté

•  Le Kir Bouzeron : ¼ de crème de cassis et ¾ de Bouzeron

•  Le Kir au champagne : ¼ de crème de cassis et ¾ de champagne

 

On peut doser aussi en 1/3 et 2/3, selon vos préférences. Les Bourguignons n'aiment pas trop faire le Royal avec du champagne, en réalité c'est avec du crémant. De plus l'origine du crémant était de faire concurrence au champagne dans les vins pétillants…

 

Le Cidre chaud au cassis

Avant-propos: 5 min de préparation, recette pour 6 personnes

Cuisson: 5 min

Ingrédients: 75 g de sucre en poudre / 1 bouteille de cidre brut / 10 cL de crème de cassis

Préparation:

1/ Dans une grande casserole, mettre le sucre et le cidre. (NB: prévoir la casserole assez grande car la préparation va mousser)

2/ Porter à frémissement sur feu doux, en délayant jusqu'à complète dissolution du sucre.

3/ Hors du feu, incorporer la crème de cassis et bien mélanger. Servir aussitôt.

 

Extrait de Bourgogne Recettes (Le Bien Public)

 

 


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